Protéger la planète, ça s'apprend !

Protéger la planète, ça s'apprend !

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Aujourd'hui et demain, des mobilisations citoyennes pour le climat s'organisent partout dans le monde, à la veille du sommet de l'ONU lundi. A son échelle, Apprentis d’Auteuil fait de l'écologie intégrale une de ses priorités, avec une traduction concrète dans ses établissements. Illustrations.

Priorité à l'écologie intégrale

Face au dérèglement climatique, à la disparition d’espèces animales et végétales, à l’impact de l’humain sur son environnement, les défis à relever sont immenses. Partout dans le monde, des mobilisations citoyennes s'organisent, les jeunes en tête. Dans son encyclique Laudato si de 2015, le pape François parle de « notre maison commune », en référence à saint François d’Assise. Il y évoque une écologie intégrale, qui prend en compte la crise environnementale aussi bien que sociale, et requiert une approche globale des problèmes.
« Conscient des enjeux, Apprentis d’Auteuil a fait de l’écologie intégrale une de ses priorités, l’inscrivant dans son projet stratégique. Nous avons pour objectif d'en vivre les principes dans les domaines de l'énergie, des carburants, de l'alimentation. Cela suppose aussi, bien sûr, de les partager avec les jeunes et les familles que la fondation accompagne au quotidien », explique Bruno Babinet directeurs Achats et Développement durable. 

  • En 2014, création des Trophées du développement durable, concours inter-établissements sur le thème de l'écologie

  • 15 jardins pédagogiques bénéficient du soutien de la fondation abritée Jullion pour l'enfance, sous égide d'Apprentis d'Auteuil

  • L'écologie intégrale est inscrite dans le projet stratégique d'Apprentis d'Auteuil

Sensibiliser les jeunes à l'environnement

Pour beaucoup d’établissements, Laudato Si a été source d’inspiration. C’est le cas des établissements de la région Nord-Est, tous inscrits dans cette dynamique. C’est aussi le cas du lycée Daniel Brottier de Bouguenais (44) qui organise depuis quatre ans une journée baptisée « Green Day », en lien avec des partenaires. L’année dernière, les jeunes sont partis nettoyer la plage de Saint-Brévin. En 2019, c’était le tour de la plage de La Roche-Balue, un merveilleux site naturel situé à Bouguenais. Le mot d’ordre : « Tous ensemble pour une bonne cause ! » 

Jamais trop jeune pour commencer

Les plus petits ne sont pas en reste. De nombreux établissements, écoles ou maisons d’enfants, ont mis en place des jardins ou potagers éducatifs et de nombreuses actions de protection de l’environnement, suscitant l’engouement des enfants. C’est le cas del’école primaire Saint-Pierre à Villeneuve-le-Comte (77). Nettoyage de la commune deux à trois fois par an, sensibilisation au sélectif, politique du « Zéro gaspi » à la cantine, l’école agit tous azimuts ! La directrice, Marie-Georges Rocton-Schulze, y voit de nombreux intérêts éducatifs : « Les enfants prennent ainsi conscience de leur environnement, le respectent, apprennent à ne plus gaspiller, à ne consommer que ce dont on a besoin, car les richesses ne sont pas inépuisables. Par la même occasion, ces initiatives incitent tout le monde à être acteur. »  

Retrouver un lien avec la terre

Au-delà des gestes éco-citoyens, comment aider les enfants à comprendre le cycle de la vie ? Leur faire partager le goût des produits arrivés à pleine maturité dans les assiettes ? Ce plaisir, c’est ce qu’expérimentent les petits de la Maison d’enfants Saint-Benoît, à Seynod (74). Le jardin pédagogique et ses carrés de potager ont été créés il y a plus d’un an.
Les enfants participent au processus de A à Z, comme l’explique Elodie Burnier, éducatrice : « Ce jardin, c’est  un lieu sympathique de convivialité et bien entendu, l’occasion de retrouver un lien direct avec la terre. Et de déguster tous ensemble notre récolte, une fois les légumes à point. » Les enfants sont très fiers de leurs plantations. Comme Leroy, 9 ans : « J’aime beaucoup m’occuper du jardin potager. Cette année, on a des tomates cerise, des haricots verts, mais aussi de la salade, des radis, des fraises et des fleurs ! »

S'émerveiller devant la beauté de la nature

Un jardin pédagogique, mais aussi un rucher et un espace naturel protégé sur le site de l’école, où l’homme n’intervient pas, c’est ce qu’a mis en place l’établissement Notre-Dame des Anges de Toulouse. Il a obtenu ainsi en 2016 le label éco-école 3D, décerné par le ministère de l’Éducation nationale. Marie-Claude Vié, la directrice, souligne : « C’est important de mettre les enfants au contact du beau, de leur permettre de s’émerveiller devant la nature, d’apprendre les cycles de la vie, l’importance du bien commun (comme l’eau par exemple) qui est à protéger. Cela a créé une vraie dynamique. »
Les élèves participent très concrètement aux différentes étapes : récupération des eaux de pluie et des carafes de la cantine encore remplies après le déjeuner pour arroser le jardin, tri des déchets, compost des restes de la cantine…
«  Toutes ces initiatives donnent des repères dans le temps à des petits pour qui ces notions sont encore très abstraites, complète Béatrice Marou, une des enseignantes. C’est important d’éduquer les enfants et les futurs citoyens à l’écologie, au recyclage, à la préservation de leur environnement. »

Remobiliser les décrocheurs

Trouver dans la cause environnementale des raisons pour rebondir ? C’est un pari relevé par le collège Notre-Dame de Lourdes à Civrieux d’Azergues (69), et par les jeunes décrocheurs qui y sont accueillis. Les jeunes ont conçu des affiches et des panneaux sur le poids et l’impact des déchets. Ils sont passés dans toutes les classes pour sensibiliser les élèves, ont constitué une « escouade antigaspi » qui intervient à midi au self-service. Ils y distribuent des étiquettes « petit » ou « gros appétit » pour que les portions soient servies en conséquence.
« Ces jeunes, longtemps démobilisés, réussissent à nous convaincre d’adopter des comportements plus responsables face au gaspillage, s’enthousiasme Stéphanie Prat. Ils se sentent valorisés, responsabilisés et reconnus, car les faits et leurs réussites parlent pour eux. » Résultats ? En quelques mois, le self-service a ainsi réduit de plus de la moitié ses déchets alimentaires. Kaïs, 12 ans, en 6e au collège Notre-Dame de Lourdes (69), témoigne : « Je me suis investi dans l’escouade anti-gaspi car les élèves gaspillaient trop. Ce n’était pas normal. Si chacun, à son échelle, faisait attention, on gaspillerait beaucoup moins. Les adultes nous laissent une planète pas terrible. À nous les jeunes de faire des efforts pour la maintenir suffisamment belle et propre pour y vivre. »

La fondation Apprentis d’Auteuil agit depuis 150 ans pour former et éduquer la jeunesse en difficulté. Avec plus de 80 formations, nous aidons les jeunes en difficulté à s’insérer dans la société tout en accompagnant les familles dans leur rôle éducatif. Nous agissons au plus près des familles avec des structures d’accueil pour enfants ou adolescents en difficultés confiés par les parents ou l’aide sociale à l’enfance. Nous proposons des accompagnements avec ou sans internat. 5 000 collaborateurs aident chaque jour à la prise en charge des jeunes en difficultés et à lutter contre l’échec scolaire. Ils contribuent à leur construire un projet de vie avec un parcours personnalisé. Ce soutien aux jeunes en difficulté et aux enfants déscolarisés permet de découvrir le potentiel et le talent de chacun d’entre eux. Pour soutenir notre association d’aide à l’enfance – n’hésitez pas à faire un don à notre fondation. Apprentis d’auteuil – fondation protection de l’enfance.