PFI - Pôle Formation Insertion de Dijon - Centre de formation en logistique de l'AFTRAL - des jeunes dans les entrepôts
Formation et insertion
27 mars 2026

L’insertion des jeunes : une mission essentielle pour Apprentis d’Auteuil

Parce que les besoins et les enjeux sociétaux sont immenses, Apprentis d’Auteuil poursuit son accompagnement des jeunes les plus fragiles vers l’emploi, dans un contexte économique tendu. Exemple au pôle Formation et Insertion (PFI) Pays-de-la-Loire. 
 

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Dans un contexte économique tendu, Apprentis d’Auteuil poursuit son accompagnement des jeunes les plus fragiles vers la formation et l’emploi. Exemple au pôle Formation et Insertion (PFI) Pays-de-la-Loire.

Difficultés sociales et familiales, grande précarité, faible niveau scolaire, décrochage scolaire, troubles cognitifs ou psychologiques, handicap non détecté, conduites addictives... Au moment de reprendre une formation ou de trouver un emploi, de nombreux jeunes âgés de 16 à 30 ans parmi les plus fragiles cumulent les vulnérabilités

Pour eux, Apprentis d’Auteuil met en œuvre un ensemble de dispositifs de remobilisation et d'insertion professionnelle. Objectifs ? Restaurer leur confiance, révéler leurs compétences et leurs talents, leur redonner la capacité de se projeter dans une trajectoire professionnelle. 

Des dispositifs pour sécuriser l'accès à une formation ou à un emploi

Parmi tous ces dispositifs répartis sur le territoire français, y compris dans les DROM, le pôle Formation et Insertion (PFI) Pays-de-la-Loire. « Nous aidons les jeunes que nous accompagnons à réapprendre à rêver, tout en sécurisant leur accès à une formation ou à un emploi », résume Virginie Barreteau, sa directrice. 

Implanté en Loire-Atlantique, dans le Maine-et-Loire et en Vendée, le PFI regroupe onze dispositifs. Animé par une trentaine de salariés, il a construit un réseau d’environ 600 entreprises partenaires et compte près de 2 000 heures de bénévolat par an. 400 jeunes environ sont suivis par le PFI chaque année. Outre la découverte des métiers en tension et une immersion en entreprise, ils bénéficient d’un accompagnement social renforcé pour lever les freins – nombreux – à une insertion pérenne. « Leur insertion ne se résume pas à un cv, souligne Virginie Barreteau. Elle passe par un travail en profondeur sur le savoir-être, la mobilité, la santé, le logement et la culture. » L’accompagnement à 360° inclut la recherche de solutions personnalisées, pour qu’un jeune puisse se rendre à son stage sans transport en commun ni permis de conduire, qu’il prenne soin de lui au niveau vaccins, suivi dentaire et oculaire, etc. Qu’il s’ouvre au monde culturel et sportif en participant à des activités, des sorties, des visites d’exposition...

Dispositif Pro'Pulse à Loos (59) - de gauche à droite : Axelle Ramiro, formatrice de FLE, Ayoub, Emre, Elena Poda, conseillère en insertion professionnelle (CIP)
Des ateliers collectifs où les jeunes reprennent confiance en eux, découvrent leurs compétences et apprennent les codes de l’entreprise, ici dans un dispositif Pro'Pulse du Nord. © Igor Lubinetsky/Apprentis d'Auteuil

Un plaidoyer très actif sur le terrain 

Pour que tous ces dispositifs perdurent et continuent d’accompagner autant de jeunes les plus éloignés de la formation et de l’emploi, les financements sont essentiels. Or, Apprentis d’Auteuil a dû faire face à la fin du plan gouvernemental PIC (Plan d’investissement dans les compétences) qui avait distingué les dispositifs d’insertion d’Apprentis d’Auteuil pour leur sérieux et leurs résultats. 

Depuis les équipes d’Apprentis d’Auteuil cherchent de nouveaux financements publics et privés, auprès de mécènes et de donateurs. « La fin du PIC a représenté un coût très important pour la fondation, reconnaît Virginie Barreteau. Pour continuer à défendre les jeunes qui font les frais d’arbitrages budgétaires, nous nous sommes plus que jamais mobilisés. Notamment en menant un plaidoyer très actif sur le terrain pour faire valoir l’impact de nos actions auprès de la jeunesse en grande difficulté et le coût social évité pour la société quand elle nous soutient dans nos actions. Avec de la créativité, de la ténacité et une confiance intacte dans le potentiel de chaque jeune accompagné, une insertion de qualité à la fois globale et personnalisée reste possible. » 

« Avant, j’étais perdu, je ne savais pas trop où aller. J’avais peu de confiance en moi, j’étais timide, assez réservé. C’est beaucoup le travail sur soi la confiance en soi... pour devenir un professionnel dans le monde du travail. »
Florian, 21 ans, Pro’Pulse prépa apprentissage Commerce

« À chaque fois que je passais des entretiens d’embauche, j’avais du mal à parler donc je me faisais rétamer. Avec Pro’Pulse, j’ai appris à bien parler en entretien. »
Amélie, 20 ans, Pro’Pulse prépa apprentissage Commerce

Pro'Pulse de Vernon  - séance de simulation de rendez-vous d'embauche avec un jeune animée par un formateur en insertion
Une séance de simulation de rendez-vous d'embauche avec un jeune, animée par un formateur en insertion © Philippe Besnard/Apprentis d'Auteuil

Des résultats probants et une victoire collective

À Bouguenais en Loire-Atlantique et à Angers dans le Maine-et-Loire, des jeunes en rupture sociale et scolaire entrent ainsi dans la vie active via les dispositifs Pro’Pulse prépa apprentissage logistique (pour le premier) et commerce (pour le second). « Chaque promotion de douze jeunes âgés de 16 à 30 ans, la plupart sans diplôme et issus de quartiers prioritaires, entame un parcours intensif de remobilisation de quatre mois », explique Charlotte Berton, responsable de dispositif d’insertion au PFI Pays-de-la-Loire.

Plusieurs fois par semaine, les jeunes suivent des ateliers collectifs où ils reprennent confiance en eux, découvrent leurs compétences et apprennent les codes de l’entreprise (être ponctuel, respectueux, sérieux, consciencieux...). Une journée entière est dédiée à l’accompagnement personnalisé : recherche de stage, aide à la mobilité, gestion d’un budget, suivi de la santé, des relations familiales...

Tout au long du parcours, les jeunes passent cinq journées dans la filière suivie (logistique ou commerce) pour se familiariser au métier, via un organisme de formation externe. Deux stages en entreprise complètent leur parcours. Les résultats sont probants. 70% des jeunes terminent le programme, intègrent une formation qualifiante, signent un contrat d’apprentissage ou trouvent un emploi. « Nos actions sont essentielles, nous le savons, conclut Charlotte Berton. Chaque jeune accompagné, chaque destin redressé représente une victoire collective. » 

Jardin'Angers (formation à la logistique et aux espaces verts). Module "Prendre soin de soi" : Steven Bardet, intervenant extérieur, coach sportif, anime une séance
Steven Bardet, coach sportif, anime un module "Prendre soin de soi" à Angers © Philippe Besnard/Apprentis d'Auteuil