Apprentis d’Auteuil ouvre deux nouveaux collèges

Apprentis d’Auteuil ouvre deux nouveaux collèges

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Le 1er septembre, Apprentis d’Auteuil a ouvert deux nouveaux collèges pour "réconcilier les élèves avec l’école". L’un est situé près de Rennes en Ille-et-Vilaine, l’autre près de Montauban dans le Tarn-et-Garonne. Présentation.

Niché dans un parc de quatre hectares, le collège La Hublais (en photo de Une) a ouvert ses portes le 1er septembre à Cesson-Sévigné (35) aux portes de Rennes. A l’ombre des chênes centenaires, une cinquantaine de jeunes masqués, Covid oblige, ont fait leur rentrée dans ce premier établissement scolaire d’Apprentis d’Auteuil en Ille-et-Vilaine. Il compte quatre classes, de la 6e à la 3e, ainsi qu’un internat pour une trentaine d’élèves. « Nous accueillons tous les jeunes qui ne trouvent pas leur place dans le système scolaire ordinaire, explique Gabin Brouard, le directeur. Ce sont des jeunes en décrochage scolaire, qui ont des troubles DYS ou qui sont simplement fâchés avec l’école. »

Un accompagnement personnalisé

Pour leur venir en aide, l’établissement propose un accompagnement pédagogique et éducatif personnalisé grâce à des classes à petits effectifs (en moyenne 20 élèves et parfois beaucoup moins) et à des ateliers organisés en fin d’après-midi pour « découvrir les apprentissages autrement ». Le collège met en place également un dispositif baptisé « SAS » où les élèves les plus en difficulté sont suivis par un enseignant, un éducateur et un psychologue pour « comprendre les obstacles à leur progression. »

« Je suis dyslexique, explique Noa, 12 ans, en 6e. Dans mon ancien collège, j’avais des difficultés pour apprendre. Ici, on est moins nombreux en classe, le prof a donc le temps de me réexpliquer si je n’ai pas compris. Il me donne aussi des feuilles avec des caractères plus grands pour m’aider à lire. »

« Ici nous pratiquons ce que j’appelle "l’exigence bienveillante", résume Gabrin Brouard. "Exigence" car nous plaçons un cadre pour rassurer les élèves, pour les remettre dans une dynamique positive vis-à-vis d’eux-mêmes et des autres. La bienveillance est essentielle car ces jeunes ont besoin d’être écoutés, compris et de bénéficier d’un accompagnement adapté. »

Sainte-Claire : un collège où il fait bon vivre


Cap sur le Sud-Ouest. Après une année de travaux perturbés par le confinement, le collège Sainte-Claire a ouvert ses portes comme prévu le 1er septembre. Situé à Dieupentale, entre Montauban et Toulouse, dans le Tarn-et-Garonne, ce nouveau collège accueille une centaine d’élèves sur 4200 m². Doté de grandes baies vitrées, d’une cour végétalisée, ce tout nouvel établissement dispose d’espaces de vie conviviaux et d’une section sportive escalade/VTT.
« Nous voulons que le collège Sainte-Claire soit un collège où il fait bon vivre et où chaque élève est accompagné pour réussir au maximum de ses capacités », explique Benoît Content, son directeur. Pour cela, les matières fondamentales (maths, français, anglais) sont organisées le matin et les matières expérimentales (arts, musique, sport) l’après-midi.

« J’étais contente de faire ma rentrée en 6e dans ce collège tout beau, tout neuf, explique Charline, 11 ans. Avec mes parents, nous l’avons choisi parce qu’ici ce sont les profs qui s’adaptent aux élèves et pas l’inverse. »

Une pédagogie repensée


Dans ce nouvel établissement, la pédagogie et le système d’évaluation ont été repensés : « Nous pointons les forces plutôt que les faiblesses, mettons en avant ce que les élèves réussissent, et évaluons les compétences et les progrès sans notes chiffrées », précise le directeur. Un dispositif spécifique est également proposé aux élèves en risque de décrochage scolaire. Grâce à des binômes éducateur-enseignant, ceux-ci sont pris en charge durant 3 semaines pour travailler leur projet personnel, prendre du recul, découvrir des métiers grâce à l’association L’outil en mains. Pour changer la vision des élèves sur les "années collège", l'établissement table aussi sur une section Jeunes sapeurs-pompiers, un atelier drones et une agora pour participer à la vie de l'établissement.

Lien avec les parents

Outre l’adhésion de l’élève, condition sine qua non de leur réussite, le lien avec les parents n’est pas oublié non plus. Exemple emblématique ? Les fameux carnets de liaison sont aussi utilisés pour dire ce qui s’est bien passé au cours de la semaine. Enfin, pour s’adapter au rythme des familles, le collège dispose d’un internat de 60 places, dont 11 au titre de la protection de l’enfance, aux horaires élargis. « L’internat est un lieu d’apprentissage de la vie en collectivité, conclut Benoît Content, qui permet également de travailler sur l’autonomie de ces adolescents et de prendre un peu de champ vis-à-vis de la famille. »

La fondation Apprentis d’Auteuil agit depuis 150 ans pour former et éduquer la jeunesse en difficulté. Avec plus de 80 formations, nous aidons les jeunes en difficulté à s’insérer dans la société tout en accompagnant les familles dans leur rôle éducatif. Nous agissons au plus près des familles avec des structures d’accueil pour enfants ou adolescents en difficultés confiés par les parents ou l’aide sociale à l’enfance. Nous proposons des accompagnements avec ou sans internat. 5 000 collaborateurs aident chaque jour à la prise en charge des jeunes en difficultés et à lutter contre l’échec scolaire. Ils contribuent à leur construire un projet de vie avec un parcours personnalisé. Ce soutien aux jeunes en difficulté et aux enfants déscolarisés permet de découvrir le potentiel et le talent de chacun d’entre eux. Pour soutenir notre association d’aide à l’enfance – n’hésitez pas à faire un don à notre fondation. Apprentis d’auteuil – fondation protection de l’enfance.