Journée internationale des enfants en situation de rue : une santé sacrifiée
Le 12 avril, à l’occasion de la Journée internationale des enfants en situation de rue, Apprentis d’Auteuil, la Fondation Apprentis d’Auteuil International (FAAI) et leurs partenaires en Europe, Afrique, Amérique latine ou Asie tirent la sonnette d’alarme. Partout dans le monde, le droit fondamental à la santé de ces garçons et filles reste l’un des plus gravement menacés. Une urgence trop souvent ignorée.
Des enfances brisées par la précarité
Ils dorment sur les trottoirs, mendient un bout de pain, boivent une eau croupie, respirent un air pollué... Dans le tumulte des villes ou l’indifférence des passants, les enfants en situation de rue affrontent, au quotidien, la faim, le froid et la maladie. Leur corps et leur esprit paient le prix fort : infections non soignées, malades chroniques, blessures physiques ou psychologiques ignorées... sans aucune protection ni suivi médical.
L’illusion des soins pour tous
Dans de nombreux pays, la loi garantit la gratuité des soins de base pour les enfants et les adolescents. En théorie seulement car le coût des médicaments et des examens rend l’accès aux soins de base impossible pour ceux qui n’ont ni papiers, ni toit, ni argent. Entre se nourrir ou se soigner, le choix cruel est vite fait.
Le constat entre la loi et la réalité est accablant : le droit à la santé n’est pas appliqué pour les enfants en situation de rue.
Des actions pour redonner espoir
Pour ne pas laisser pour compte ces garçons et filles, Apprentis d’Auteuil, la Fondation Apprentis d’Auteuil International (FAAI) et leurs partenaires en Europe, Afrique, Amérique latine ou Asie agissent. Ils offrent à nombre d’enfants et d’adolescents un environnement sûr, leur garantissent un accès aux soins et permettent à chacun de retrouver sa dignité.
Concrètement, ils déploient des unités mobiles de santé, créent des centres de soins de proximité et mettent en place un suivi médical gratuit et adapté.
L’État acteur clé du changement
Parallèlement, pour faire connaître plus encore cette santé sacrifiée et ce droit bafoué, ils réclament un engagement politique fort pour former et sensibiliser les personnels de santé à l’accueil des publics vulnérables et financer réellement la gratuité des soins, en supprimant les coûts cachés (médicaments et examens) et en investissant dans des structures adaptées.
C’est à ce prix que le droit à la santé pour tous cessera d’être un vœu pieux pour devenir une réalité.
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