Le rucher-école, une option tout miel

Le rucher-école, une option tout miel

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Au lycée horticole et paysager Notre-Dame des jardins (Saint-Maurice-Saint-Germain, 28), les élèves s’initient à l’apiculture grâce au rucher-école. Certains se découvrent une passion, élargissent leurs connaissances. D’autres encore acquièrent un savoir-faire recherché. De quoi joindre l’utile à l’agréable.

Cette année, les récoltes de miel s’annoncent bonnes en quantité et en qualité. « Nous allons atteindre les 100 kg, pour le plus grand bonheur des amateurs d’un miel d’exception et des élèves qui découvrent le monde de l’apiculture », se réjouit Jean-Noël Bouillaud, professeur principal au lycée horticole et paysager Notre-Dame des jardins, près de Chartres, et initiateur du Rucher-École

À ses côtés, Louanne, 18 ans, en deuxième année de CAPA option horticulture, confirme. « En deux ans à peine et trois heures par mois, j’ai appris à fabriquer une ruche, à reconnaître une reine, une ouvrière, un faux-bourdon, à filtrer le miel et à m’intéresser à l’abeille noire du Perche, en voie de disparition. Le lycée est membre du Conservatoire de cette abeille, alors, on fait tout pour la sauver ! En fait, j’ai surtout épaté ma famille et mes amis : je connais plein de choses et je suis capable de faire du très bon miel ! »  

De multiples apprentissages

Depuis 2006, Jean-Noël Bouillaud, professeur et apiculteur amateur, a permis à Louanne et à des centaines d’autres collégiens et lycéens (1) de découvrir un univers. Les jeunes sont initiés à toutes les étapes, de la récolte du miel à sa mise en pots. Tout d’abord, à la modération des gestes, condition sine qua non pour travailler autour des 12 ruches et éviter les piqûres de quelque 400 000 abeilles. Les jeunes apprennent à racler les cadres de bois pour en extraire le miel (la désoperculation), avant de le filtrer et de le faire décanter. Ils prennent soin des ruches et des essaims, récoltent le miel de printemps et d’été, partagent des connaissances avec des apiculteurs professionnels et amateurs à la miellerie (2). 

Leur professeur leur a proposé de créer « Le Journal de la Reine », un bulletin trimestriel interne où ils donnent des nouvelles des abeilles, sensibilisent jeunes et adultes aux problèmes environnementaux, et révèlent des talents de rédacteur ou de photographe. Durant La journée des Happy-Culteurs vendeurs, organisé au mois de juin sur le site du château des Vaux, ils présentent aux visiteurs leurs travaux de recherche. 

(1) Ouverte aux classes de 3e nature-environnement, CAPA option horticulture et première bac pro technicien conseil vente univers jardinerie

(2) Ces projets existent grâce à de nombreux mécènes, dont la fondation Un pas avec toi (miellerie du Rucher-École), la fondation Jullion (école Notre-Dame des Anges) et la fondation Ablette (Campus Saint-Antoine). 

Un univers minéral et végétal

« Ce projet pédagogique permet aux collégiens de compléter leurs formations en horticulture et en floriculture, souligne le professeur. Ceux qui acquièrent suffisamment de connaissances peuvent obtenir le certificat de spécialisation apiculture, recherché notamment par les magasins jardins-espaces verts disposant d’un rayon dédié. Durant le confinement, ces enseignes ont vu le nombre de leurs clients intéressés par l’apiculture exploser ! » Atout supplémentaire, cette option parvient à motiver des jeunes en peine avec les études ou les apprentissages, par ses liens avec le monde animal. 

Tout à l’extraction du précieux nectar, Nathan, 17 ans, en deuxième année de CAPA option horticulture, est intarissable sur le sujet. « L’abeille existe depuis 100 millions d’années, rappelle-t-il. Extrêmement intelligente, elle sait travailler en équipe, à 10 000 par exemple, pour produire un kilo de miel. Elle me fait entrer dans la biodiversité, le rythme des saisons, la fragilité du monde animal, autant de choses qui me donnent envie de protéger le rucher-école et les trois ruches que j’ai installées chez mon père. »

Des ruchers aux petits pots de miel

À Apprentis d’Auteuil, plusieurs établissements mènent des activités autour de l’apiculture (2), certains proposent leur miel à la vente. La récolte étant très limitée, il est conseillé de prendre contact avec l’établissement pour s’assurer de la disponibilité.  

  • - Lycée horticole et paysager Notre-Dame des jardins à Saint-Maurice-Saint-Germain (28) Tél. 02 37 53 70 70 
  • - Le campus Saint-Antoine à Marcoussis (91), en démarche de développement durable. Tél. 01 69 63 35 72
  • - L’école primaire Notre-Dame des Anges de Toulouse (31)
  • - Le lycée agricole Saint-François-La Cadène à Labège (31) 
  • - Le lycée horticole Saint-Philippe à Meudon (92), labellisé en agriculture biologique. Tél. 01 46 23 62 00
  • - L’école hôtelière Les Oliviers (et la Maison d’enfants Sainte-Thérèse) à Paris. Tél. 01 44 14 73 51
La fondation Apprentis d’Auteuil agit depuis 150 ans pour former et éduquer la jeunesse en difficulté. Avec plus de 80 formations, nous aidons les jeunes en difficulté à s’insérer dans la société tout en accompagnant les familles dans leur rôle éducatif. Nous agissons au plus près des familles avec des structures d’accueil pour enfants ou adolescents en difficultés confiés par les parents ou l’aide sociale à l’enfance. Nous proposons des accompagnements avec ou sans internat. 5 000 collaborateurs aident chaque jour à la prise en charge des jeunes en difficultés et à lutter contre l’échec scolaire. Ils contribuent à leur construire un projet de vie avec un parcours personnalisé. Ce soutien aux jeunes en difficulté et aux enfants déscolarisés permet de découvrir le potentiel et le talent de chacun d’entre eux. Pour soutenir notre association d’aide à l’enfance – n’hésitez pas à faire un don à notre fondation. Apprentis d’auteuil – fondation protection de l’enfance.