Avec Violette Dorange dans La Solitaire du Figaro

Avec Violette Dorange dans La Solitaire du Figaro

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Le dimanche 30 août, Violette Dorange se lançait dans La Solitaire du Figaro. À la barre de son bateau DeVenir, elle entrait dans la cour des grands skippers. Son ambition ? Porter haut les couleurs d’Apprentis d’Auteuil sur sa grand-voile et dans tous les cœurs. Mission remplie à 100%.

« La Solitaire du Figaro restera, pour moi, une très belle expérience, confie encore émue Violette Dorange. La première étape s’est très bien passée. J’ai été dans le match, au contact des autres skippers. La deuxième pas très bien. J’ai pris un mauvais départ, l’écart s’est creusé au fil du temps. Je termine dans les dernières. J’ai été déçue du résultat. J’ai trouvé la troisième étape hyper-intéressante : il y a eu pas mal de retournements de situation, dans la brume, le long des côtes, avec des algues, très peu de vent, pas du tout même. 
Avec cette Solitaire du Figaro où je termine 30e sur les 35 skippers engagés, 6e sur les 8 bizuts, je me suis initiée la course de haut niveau, j’ai beaucoup progressé. C’est comme si j’avais fait une classe préparatoire pour entrer dans une grande école. 
Aujourd’hui, je dois rattraper mes cours d’élève ingénieur à l’Institut national des sciences appliquées (INSA) de Rennes, reprendre mes entraînements, pour refaire La Solitaire, l’an prochain. 
Plus que tout, je veux continuer à soutenir la fondation. À faire connaître et reconnaître les enfants, les adolescents et les familles en difficulté qu’elle accueille. Et inviter le plus grand nombre possible de personnes à donner à Apprentis d’Auteuil.
J’ai été très heureuse de rencontrer des jeunes à La Rochelle pour notre aventure sur le Damien et de les revoir à Saint-Nazaire pour l’arrivée de la course. J’ai hâte de rencontrer d’autres enfants, adolescents, familles, professeurs et éducateurs à Paris ou ailleurs. » 

À fond dans la course !

Avec La Solitaire du Figaro, Violette Dorange a, pour la première fois, couru aux couleurs d'Apprentis d’Auteuil. « Mon objectif était d’être bien classée parmi les bizuts – les skippers qui participent pour la première fois à La Solitaire. Mais aussi et surtout très bien représenter les jeunes et les familles accueillis et accompagnés par la fondation. Cela me tenait à cœur. Je devais toujours être dans le coup, ne pas faire de grosses boulettes sur un petit bateau – le Bénéteau 3 – (9,75 m de long, une grand-voile de 39,5m2 et un grand spi de 105 m2, tout de même !) simple et rapide, pas confortable du tout, où il fallait tout le temps mettre le maximum de voiles, même quand il y avait beaucoup de vent. Être constante et endurante, c’était le point-clé.
Dans cette course, j'étais la benjamine. Je trouve cette place géniale ! Plus tôt je commence, plus j’acquiers de connaissances et d’expérience. Je prends un peu d’avance. Je n’avais rien à perdre. Je ne voulais pas me laisser impressionner par les autres concurrents. J'y suis allée à fond et j'ai profité au maximum ! » 

Braver toutes les vagues de la vie

Côté préparation, Violette dit avoir suivi le cursus habituel. « J’ai commencé la voile sur un Optimist. J’ai enchaîné sur un 420. Avec ces bateaux aux voiles légères, j’ai appris à me surpasser, à prendre en compte les petits détails. Avec la course au large, j’ai découvert tous les systèmes météo : la tempête, le calme plat. Et la gestion du sommeil. Le mental gagnant, je l’ai travaillé dès que j’ai commencé la voile à 7-8 ans. Durant la dernière semaine de préparation à La Solitaire, j’ai suivi plusieurs séances de sophrologie avec une professeure. Pour être zen, calme et, en même temps, avoir l’énergie, la "boule de feu" pour me donner à fond. La voile, c’est tellement physique que je n’ai pas besoin de préparation particulière. Excepté durant le confinement où j’ai fait deux ou trois séances de musculation par semaine.
J’ai la chance de pratiquer la voile sur un terrain de jeu incroyable - la mer - où je me sens libre, seule parfois, dans une vaste étendue. En mer, les levers et les couchers de soleil sont magnifiques, la nuit et ses étoiles merveilleuse. Je ne me lasse pas des paysages marins, du plancton dans l’eau, des dauphins qui jouent avec moi. En mer, j’apprends l’instant présent. Je me reconnecte avec moi-même. La mer, c’est froid, humide, salé. Chaque fois que je pars en course, je sors de ma zone de confort, je dois me dépasser sur la mer et dans la compétition.
Je me rends compte aussi du privilège que j’ai d’être entourée par une famille qui m’accompagne dans tous mes projets. C'est la raison pour laquelle, je veux, à mon tour, soutenir les garçons et les filles de la fondation qui n’ont pas eu les mêmes chances que moi pour démarrer dans la vie. Les inviter à croire en eux, à vaincre leurs peurs et, malgré toutes les épreuves, oser, continuer à avancer. »

Savourer toutes les victoires

En course, Violette n'a pas communiqué avec la terre (le règlement l’interdisait), sauf pour répondre aux appels des organisateurs. Mais, rien ne l’a empêchée de prendre des photos et de réaliser des vidéos.
Á peine arrivée le 19 septembre, elle n'a exprimé qu'un souhait : rencontrer les enfants, les adolescents, les familles, les professeurs et les éducateurs de la fondation, pour partager ses souvenirs et ses émotions, en photos, en vidéos ou de vive voix. « Tous, en mer ou à terre, nous devons franchir des obstacles pour avancer petit à petit. Ensemble, nous allons créer une belle histoire. » « Ici naissent les légendes » était-il écrit sur les affiches de La Solitaire.

Comme Violette, soutenez vous aussi les jeunes d'Apprentis d'Auteuil !

  • Envoyez "VIOLETTE" au 92150, et faites un don de 10 €,

Un bel équipage

Cette histoire au long cours entre Violette Dorange et Apprentis d’Auteuil est née, en 2017, de la rencontre entre la navigatrice, élève-ingénieur à l’Institut national des sciences appliquées (INSA) de Rennes, et les équipes d’Apprentis d’Auteuil à Toulouse. « J’ai été touchée par les défis que les jeunes de la fondation relèvent au quotidien, aussi audacieux que les miens » reconnaît Violette Dorange. « Violette Dorange symbolise une jeunesse qui entreprend et se bat, tout en agissant en solidarité avec ceux pour qui la vie est plus difficile, souligne Nicolas Truelle, directeur général d'Apprentis d'Auteuil. Elle donne un magnifique exemple de courage, d’audace et de détermination et de générosité. »
La suite ? Apprentis d'Auteuil et Violette Dorange signent un partenariat où la fondation n'apporte aucun financement. La navigatrice appose le logo d’Apprentis d’Auteuil sur la grand-voile de son bateau baptisé DeVenir. Elle invite, bénévolement, le grand public à faire des dons à la fondation. Elle implique aussi ses sponsors dans des actions de mécénat au profit des jeunes et des adultes d'Apprentis d'Auteuil.

La fondation Apprentis d’Auteuil agit depuis 150 ans pour former et éduquer la jeunesse en difficulté. Avec plus de 80 formations, nous aidons les jeunes en difficulté à s’insérer dans la société tout en accompagnant les familles dans leur rôle éducatif. Nous agissons au plus près des familles avec des structures d’accueil pour enfants ou adolescents en difficultés confiés par les parents ou l’aide sociale à l’enfance. Nous proposons des accompagnements avec ou sans internat. 5 000 collaborateurs aident chaque jour à la prise en charge des jeunes en difficultés et à lutter contre l’échec scolaire. Ils contribuent à leur construire un projet de vie avec un parcours personnalisé. Ce soutien aux jeunes en difficulté et aux enfants déscolarisés permet de découvrir le potentiel et le talent de chacun d’entre eux. Pour soutenir notre association d’aide à l’enfance – n’hésitez pas à faire un don à notre fondation. Apprentis d’auteuil – fondation protection de l’enfance.