Comment prévenir le décrochage scolaire ?

Comment prévenir le décrochage scolaire ?

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A l'occasion de la Journée du refus de l'échec scolaire, zoom sur le Service de prévention des ruptures éducatives et scolaires (SPRES) d'Apprentis d'Auteuil. Un service mobile du collège Sainte-Bernadette d’Apprentis d’Auteuil qui intervient auprès des élèves de quatre collèges de Pau (64). Pour que chaque élève retrouve la curiosité et le goût d’apprendre.

« C’est plus clair pour toi, ce qu’est une fonction linéaire ? », demande Jean-François Cassou, penché sur les cahiers de Mathieu, 15 ans, élève du collège Notre-Dame. Jean-François est coordinateur du SPRES (Service de prévention des ruptures éducatives et scolaires), un service créé par le collège Sainte-Bernadette d’Apprentis d’Auteuil qui intervient à la demande de l’enseignement catholique dans quatre autres établissements palois. Comme Mathieu, une trentaine d’autres collégiens bénéficient de cet accompagnement.
« Ce dispositif mobile constitué d’un binôme enseignante/éducateur spécialisé a été créé il y a deux ans, explique Jean-François Cassou. Il permet d’intervenir dès les premières difficultés éducatives ou scolaires d’un élève. Dès le début de l’incendie… » « Ce service s’inscrit dans la continuité de notre propre projet d’établissement, précise Luce Boutrolle, alors directrice du collège Sainte-Bernadette. Confiance et encouragement sont les moteurs qui animent notre équipe pédagogique et éducative. »

De plus en plus d'élèves en difficulté

« Ça m’a beaucoup aidé à comprendre les exercices, à mieux m’organiser, constate Mathieu. Ma moyenne est passée de 8 à 12 ! » Philippe Delorme, directeur du collège Notre-Dame, l'un des quatre collèges où intervient le SPRES, fait le constat d’un nombre croissant d’élèves en difficultés scolaires et familiales. « Cela se traduit par des mauvaises notes, de l’absentéisme, des problèmes de comportement, explique-t-il. Le suivi du SPRES est d’un apport précieux pour un établissement comme le nôtre, et complémentaire du travail des enseignants. »

L'accompagnement est aussi éducatif

Car au-delà des difficultés scolaires, le SPRES intervient également pour accompagner les élèves d’un point de vue éducatif. « Nous suivons actuellement un élève qui a été violent en classe, explique Jean-Charles Coulon, éducateur spécialisé. Nous travaillons sur l’origine de cette violence, qui peut être familiale, et nous lui apprenons à réagir autrement, à s’exprimer, ou à solliciter un adulte quand il sent qu’une situation peut déraper. » « C’est tout l’intérêt de ce dispositif, conclut Jean-François Cassou, qui est d’offrir un regard croisé, à la fois éducatif, scolaire et psychologique, sur la situation d’un jeune. Autant de dimensions qui favoriseront sa persévérance scolaire. »

Comment le SPRES est-il financé ?

Le SPRES est financé par Apprentis d’Auteuil, le Fonds social européen (FSE) et la Direction diocésaine de l’enseignement catholique des Pyrénées-Atlantiques (DDEC 64).

La fondation Apprentis d’Auteuil agit depuis 150 ans pour former et éduquer la jeunesse en difficulté. Avec plus de 80 formations, nous aidons les jeunes en difficulté à s’insérer dans la société tout en accompagnant les familles dans leur rôle éducatif. Nous agissons au plus près des familles avec des structures d’accueil pour enfants ou adolescents en difficultés confiés par les parents ou l’aide sociale à l’enfance. Nous proposons des accompagnements avec ou sans internat. 5 000 collaborateurs aident chaque jour à la prise en charge des jeunes en difficultés et à lutter contre l’échec scolaire. Ils contribuent à leur construire un projet de vie avec un parcours personnalisé. Ce soutien aux jeunes en difficulté et aux enfants déscolarisés permet de découvrir le potentiel et le talent de chacun d’entre eux. Pour soutenir notre association d’aide à l’enfance – n’hésitez pas à faire un don à notre fondation. Apprentis d’auteuil – fondation protection de l’enfance.