À l’école Saint-Gabriel de Bagneux, une rentrée avec les parents retrouvés !

À l’école Saint-Gabriel de Bagneux, une rentrée avec les parents retrouvés !

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Le 1er septembre, les enfants de l’école Saint-Gabriel de Bagneux ont ressorti cartables et cahiers. L’approche de cet établissement d’Apprentis d’Auteuil à petits effectifs et encadrement éducatif renforcé séduit aussi les parents, ravis de pouvoir réinvestir les lieux après la pandémie. Reportage.


8h25.
Quelques familles attendent déjà devant les grilles de l’école Saint-Gabriel du groupe scolaire d'Apprentis d'Auteuil à Bagneux, dans les Hauts-de-Seine. Une école primaire et maternelle de 8 classes (une par niveau) sans compter la présence d'une enseignante spécialisée qui prend en charge les enfants en difficulté. La mine légèrement anxieuse, les parents de Luca, 3 ans, tiennent leur fils par la main. Ce jeudi 1er septembre, le petit garçon fait sa première rentrée en maternelle. « Cela va être un peu difficile de le laisser », racontent-ils. 


À deux pas de là, Roméo, 7 ans, semble tout à fait à l’aise. Il entre en CE1. C’est plus facile pour lui, il connaît les lieux et attend impatiemment de pouvoir retrouver ses copains. « Nous apprécions l’esprit de cette école à taille humaine, souligne sa maman dont le fils aîné entre en quatrième au collège attenant, même si nous n'habitons pas tout à côté. Il règne ici une bonne ambiance, les enfants sont bien encadrés, le périscolaire est soigné et l’équipe éducative stable et dynamique ».

Avant tout, accueillir


8h35. Souriante et disponible, Christiane Mattesini, responsable de vie scolaire, un poste propre à l'établissement, référent important pour les parents, ouvre les grilles. Son rôle consiste à assurer le lien entre les familles et l'équipe pédagogique et à organiser l'animation de la vie de l'école (temps périscolaires, grandes fêtes qui ponctuent l'année, choix des ateliers après l'école, etc.). Elle est assistée de deux éducatrices scolaires et de deux animatrices à temps partiel. Son bureau est toujours ouvert.

8h40. Parents et enfants se dirigent vers les différents points mis en place dans la cour où ils sont accueillis individuellement par chaque enseignant. Carole Lamenoise, la directrice, leur souhaite la bienvenue au passage. Pour la responsable de l'école, la priorité de cette année est bien de pouvoir à nouveau accueillir les parents dans l'enceinte de l’établissement. « Toute l'équipe est impatiente de les retrouver et de remettre en route nos "cafés des parents" et autres temps forts qui ponctuent l'année avec eux. Bref, de relancer la co-éducation, une histoire de confiance ! Pour nous, c'est primordial, ces deux dernières années ayant été, à cet égard, bien compliquées... »

Séquence émotion


9h15. Cette fois, c'est la rentrée des petits de maternelle. Dans la classe de Juliette Dernoncourt, enseignante en petite et toute petite section (les moins de 3 ans), c’est séquence émotion. Les pleurs redoublent et la séparation avec les parents est difficile… « Découvrir à la fois les bancs de l’école, un groupe d’élèves qu’on ne connaît pas et de nouveaux adultes n’est pas simple, tant pour les enfants que pour leurs parents », souligne la professeure des écoles, compatissante, un petit dans les bras. 

Non loin d'elle, l'ASEM (agent spécialisé des écoles maternelles) de la classe et Océane et Sophie, les deux éducatrices scolaires, venues pour aider, redoublent de vigilance. Sophie explique : « Avec ma collègue, nous sommes en renfort des enseignants et présentes sur le périscolaire et les moments informels qui ponctuent les journées de l'école : garderie, récréation, cantine, etc. Notre maître-mot ? Disponibilité. », souligne-t-elle.  

Les minutes passent. Ici ou là, certains parents, très émus, ont du mal à quitter les lieux. La maîtresse les invite gentiment à sortir...

Projet numérique pour les CE2

11h. De l’autre côté de la cour, dans la classe de Sophie Crequet, enseignante en CE2, les enfants sont déjà des grands. En cette fin de matinée, la récréation passée et les fournitures toutes neuves déballées, ils découvrent les tablettes, financées par le mécénat, qu’ils vont pouvoir utiliser en classe pendant trois ans. 

Un instrument de travail captivant pour l'institutrice, très investie dans ce projet phare pour l'année du numérique à l’école, et qui ne remplace pas cahiers et crayons. « La société change,  souligne-t-elle. Nos élèves aussi et l’approche pédagogique bouge. Il est essentiel d’aider l’école à se reconnecter avec le monde dans lequel ses élèves sont nés et vont être amenés à travailler. Les tablettes sont un outil qui permet de rendre l’enseignement beaucoup plus interactif. Il permet à certains élèves de s'investir plus facilement dans leur scolarité ».. 


11h30. Au CP, un peu plus loin, c’est l’heure des premiers rangements. Plus tôt dans la matinée, les enfants de la classe ont chacun dessiné un moment fort de leur été avant de le présenter à leurs camarades. Histoire d’apprendre à mieux se connaître et à s’exprimer. Attentif dans son teeshirt foncé, Samy Blin, leur jeune maître tout juste titularisé, est à l’écoute. 

L’enseignant évoque son premier remplacement, deux ans auparavant, dans l’établissement : « Une révélation ! J’ai été frappée par la qualité de la pédagogie déployée, les atouts de la mixité sociale, la puissance de l'accompagnement et l’accent mis sur le travail avec les familles. »

Enseigner ? Un vrai bonheur

Pour ce reconverti de l’informatique féru de pédagogie, qui évoque avec passion les ateliers philo sur les grandes questions de la vie qu'il compte mettre en place avec sa classe et un outil destiné à permettre à ses élèves d'aborder avec plaisir l'apprentissage (douloureux pour certains) de la lecture, enseigner en CP est un vrai bonheur. « Un élève, c’est avant tout un enfant, avec son histoire et ses émotions. A cet âge, ils sont encore innocents, ils parlent spontanément, font tous des efforts, etc. Je ne vois pas mes journées passer ! » 


12h.
La cloche qui sonne la fin de la matinée retentit. « Même si certains jours c’est plus difficile, nous veillons en permanence au climat dans l'école », insistent la directrice et sa collègue responsable de vie scolaire. « Nous ouvrons au maximum les enfants à la vie, sa beauté et ses questions. »

Saint-Gabriel ? Une école où il fait bon vivre et qui permet aux enfants de construire une relation saine aux autres et à eux-mêmes, pour pouvoir mieux s'engager dans les apprentissages demandés ! 

La fondation Apprentis d’Auteuil agit depuis 150 ans pour former et éduquer la jeunesse en difficulté. Avec plus de 80 formations, nous aidons les jeunes en difficulté à s’insérer dans la société tout en accompagnant les familles dans leur rôle éducatif. Nous agissons au plus près des familles avec des structures d’accueil pour enfants ou adolescents en difficultés confiés par les parents ou l’aide sociale à l’enfance. Nous proposons des accompagnements avec ou sans internat. 5 000 collaborateurs aident chaque jour à la prise en charge des jeunes en difficultés et à lutter contre l’échec scolaire. Ils contribuent à leur construire un projet de vie avec un parcours personnalisé. Ce soutien aux jeunes en difficulté et aux enfants déscolarisés permet de découvrir le potentiel et le talent de chacun d’entre eux. Pour soutenir notre association d’aide à l’enfance – n’hésitez pas à faire un don à notre fondation. Apprentis d’auteuil – fondation protection de l’enfance.