Apprentis d’Auteuil publie les résultats du baromètre ISF

Apprentis d’Auteuil publie les résultats du baromètre ISF

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Apprentis d’Auteuil et IPSOS publient les résultats de la 4ème édition du Baromètre Don ISF (1). Créé en 2014, ce baromètre évalue le rapport au don des foyers assujettis à l'ISF qui, depuis 2007, ont la possibilité de déduire de cet impôt une partie de leur don à des oeuvres caritatives. Explications.

Créé en 2014, ce baromètre évalue le rapport au don des foyers assujettis à l’impôt sur la fortune qui, depuis 2007 et la loi TEPA, ont la possibilité de déduire jusqu’à 75% de leurs dons, dans la limite de 50 000 euros. Et ainsi de soutenir des œuvres caritatives de leur choix. Nouveauté cette année, les personnes sondées par IPSOS (1) ont été interrogées sur l’éventuelle suppression de l’ISF envisagée par plusieurs candidats à l’élection présidentielle. Et sur son impact en matière de dons.

Une incertitude liée aux échéances électorales

Si 81% des personnes interrogées ont l’intention de faire un don en 2017, près d’un donateur sur deux (47%) préfère attendre le résultat de l’élection présidentielle. « En matière d’investissement comme de générosité, l’incertitude est un frein, explique Stéphanie de Beaumont, responsable philanthropie d’Apprentis d’Auteuil. Les donateurs retardent leur don en attendant que la politique fiscale du futur président soit dévoilée. Un attentisme préoccupant pour les organismes caritatifs et les fondations qui manquent de visibilité alors que les missions qu’elles mènent n’ont jamais été plus indispensables. » 

Au cœur des hésitations : le maintien ou non de l’ISF, son réaménagement, et avec lui l’avantage fiscal lié aux dons. En cas de suppression de l’ISF, 60% des donateurs envisagent le maintien de leurs dons, 23% prévoient de faire des dons plus importants et 17% des dons moins importants. Deux secteurs ont plus généralement leur faveur : l’aide aux plus démunis (34% des donateurs) et la santé ou la recherche médicale (27%).

Un mécanisme fiscal de remplacement ?

Pour plus d’un donateur sur deux (55%, +1 point), la possibilité de déduire de l'ISF 75% du montant de son don est déterminante. Un chiffre qui monte à 68% chez les donateurs les plus généreux (plus de 1000 euros/an). « Il est indispensable de prévoir un mécanisme fiscal alternatif en cas de suppression de l’ISF, sous peine de voir certains organismes d’intérêt général dans l’incapacité de poursuivre leur mission», ajoute Stéphanie de Beaumont.

Si les personnes interrogées sont à 89% favorables à la suppression de l’ISF, ils sont tout autant (88%) à plaider pour la mise en place d’un dispositif compensatoire afin de maintenir le niveau de leurs dons. Si aucun mécanisme n’était mis en place, les donateurs précisent qu’ils alloueraient les sommes économisées à de l’épargne (34%) et à des dons à des proches (31%). 

« Si les sommes jusqu’ici destinées à financer l’intérêt général sont transférées vers de l’épargne plutôt que vers de la générosité, c’est toute la société qui sera perdante ! Ce serait un vrai coup dur pour le financement des organismes caritatifs »,  prévient Stéphanie de Beaumont.

(1) Méthodologie de l’enquête confiée à IPSOS : enquête réalisée par Internet du 27 janvier au 9 février 2017 auprès d’un échantillon de 305 personnes dont le foyer fiscal est assujetti à l’ISF.  

Sortie de Sens et Finances n°21 spécial ISF

Au sommaire de ce nouveau numéro de Sens & Finances, le journal de la philanthropie d’avenir :

  • Un édito signé, Thierry Bizot, producteur audiovisuel
  • Un article de Nicolas Truelle, directeur général d’Apprentis d’Auteuil, sur les Etats généraux de l’éducation.
  • Un article sur les NEET, ces jeunes ni à l’école, ni emploi, ni en formation
  • Une interview de Cécile Van de Velde, sociologue, sur les décrocheurs

Ce numéro contient également deux pages spéciales sur l’ISF et le baromètre don ISF 2017 qui souligne l’attachement des personnes assujetties à l’ISF au dispositif fiscal de réduction d’impôt via le don.

La fondation Apprentis d’Auteuil agit depuis 150 ans pour former et éduquer la jeunesse en difficulté. Avec plus de 80 formations, nous aidons les jeunes en difficulté à s’insérer dans la société tout en accompagnant les familles dans leur rôle éducatif. Nous agissons au plus près des familles avec des structures d’accueil pour enfants ou adolescents en difficultés confiés par les parents ou l’aide sociale à l’enfance. Nous proposons des accompagnements avec ou sans internat. 5 000 collaborateurs aident chaque jour à la prise en charge des jeunes en difficultés et à lutter contre l’échec scolaire. Ils contribuent à leur construire un projet de vie avec un parcours personnalisé. Ce soutien aux jeunes en difficulté et aux enfants déscolarisés permet de découvrir le potentiel et le talent de chacun d’entre eux. Pour soutenir notre association d’aide à l’enfance – n’hésitez pas à faire un don à notre fondation. Apprentis d’auteuil – fondation protection de l’enfance.