Métiers du cheval : le pied à l'étrier

Métiers du cheval : le pied à l'étrier

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Le lycée agricole Daniel Brottier (Bouaye, 44) propose une formation élevage équin - valorisation du cheval. Zoom sur une filière qui attire des jeunes gens passionnés.

Cet après-midi, Joanna, Charline, Mélina, Jérémy et leurs camarades de première année de CAPA sont rassemblés dans la sellerie pour écouter les consignes de Stéphane Burgaud, leur professeur technique de pratique équestre. « Vous allez sortir les poulains Harley et Galion. Ensuite, vous irez chercher les chevaux sur les paddocks. Vous avez tous vos cottes, vos chaussures de sécurité et vos gants ? Joanna, tu vas prendre Stewball. Qui prend Ulysse, qui prend Blanchette ? » Les élèves s’attribuent les chevaux, parlementent : « Monsieur, pour Ulysse, il vaut mieux être deux… » Outre un CAPA horticulture entretien des espaces, une 4e, une 3e et un DIMA (dispositif d’initiation aux métiers en alternance), le lycée agricole Daniel Brottier propose à Bouaye ce CAPA élevage équin, valorisation du cheval préparé en deux ans.

La vertu réparatrice du métier

« Il attire chez nous des jeunes passionnés. Cette formation a également pour certains une vertu réparatrice, en raison des soucis scolaires et/ou familiaux qu’ils traversent, précise Bruno Pivotti, le directeur. Elle leur remet le pied à l’étrier – sans mauvais jeu de mots – et ils peuvent ainsi rebondir sur un projet personnel. »
Outre les cours théoriques et les 14 semaines de stage en entreprise réparties sur deux ans, l’enseignement comprend des cours pratiques sur le soin l’entretien et l’élevage, la nouveauté de cette année. Un attrait supplémentaire pour les jeunes qui peuvent suivreles étapes de la reproduction par insémination, l’arrivée des poulains, leur éducation, jusqu’à leur mise en vente. « Les élèves passent plus de temps à côté que sur un cheval, poursuit Bruno Pivotti. Cependant, nous leur proposons des cours d’équitation, ce qui renforce leur motivation. »

De retour des paddocks avec leurs chevaux, les jeunes se dirigent vers les écuries. Charline,
15 ans, explique : « Comme tout le monde ici, j’adore les chevaux et ce que je fais, car on s’en occupe tout le temps. » Jérémy, 16 ans, enchaîne :« Je suis passionné par le monde animal, et je voudrais travailler dans ce secteur. Peut-être comme soigneur animalier dans les zoos. »
Une fois leur CAPA obtenu, les jeunes cherchent un travail– le plus souvent de palefrenier soigneur– ou se réorientent. 40 % d’entre eux poursuivent par un bac professionnel, ce qui leur permet de devenir moniteur en centre équestre, par exemple. « Notre projet, résume Stéphane Burgaud, c’est de faire grandir chacun en confiance, grâce au cheval, qui est unformidable élément médiateur. »

La fondation Apprentis d’Auteuil agit depuis 150 ans pour former et éduquer la jeunesse en difficulté. Avec plus de 80 formations, nous aidons les jeunes en difficulté à s’insérer dans la société tout en accompagnant les familles dans leur rôle éducatif. Nous agissons au plus près des familles avec des structures d’accueil pour enfants ou adolescents en difficultés confiés par les parents ou l’aide sociale à l’enfance. Nous proposons des accompagnements avec ou sans internat. 5 000 collaborateurs aident chaque jour à la prise en charge des jeunes en difficultés et à lutter contre l’échec scolaire. Ils contribuent à leur construire un projet de vie avec un parcours personnalisé. Ce soutien aux jeunes en difficulté et aux enfants déscolarisés permet de découvrir le potentiel et le talent de chacun d’entre eux. Pour soutenir notre association d’aide à l’enfance – n’hésitez pas à faire un don à notre fondation. Apprentis d’auteuil – fondation protection de l’enfance.