Journée mondiale du migrant et du réfugié : le sort des mineurs

Journée mondiale du migrant et du réfugié : le sort des mineurs

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Dimanche 15 janvier, la journée mondiale du migrant et du réfugié prend pour thème « Mineurs migrants vulnérables et sans voix », à la demande du pape François. Redécouvrez, à cette occasion, l’interview vidéo de Rahim, jeune Afghan accueilli mineur à Apprentis d’Auteuil.

En cette 103e édition de la journée du migrant et du réfugié, le pape souhaite mettre en lumière le sort des mineurs, vulnérables parmi les plus vulnérables : « Je tiens à attirer l’attention sur la réalité des migrants mineurs, souligne-t-il, en particulier ceux qui sont seuls, en demandant à chacun de prendre soin des enfants qui sont trois fois sans défense, parce que mineurs, parce qu’étrangers et parce que sans défense, quand, pour diverses raisons, ils sont forcés de vivre loin de leur terre d’origine et séparés de l’affection de leurs proches. »

Rahim, un jeune Afghan accueilli à Apprentis d'Auteuil

 

Le thème de cette journée, « Mineurs migrants vulnérables et sans voix », rappelle le sort de dizaines d’enfants et d’adolescents jetés sur les routes du monde, fuyant la guerre et la misère, en quête d’un avenir meilleur. Comme Rahim, accueilli en 2015 à la fondation, et dont vous pouvez découvrir le témoignage.

Les Mineurs non accompagnés à Apprentis d'Auteuil

En France métropolitaine, les mineurs non accompagnés (MNA) seraient plus de 8000, et autant en outre-mer. Dans l’Union européenne, ce chiffre a explosé, passant de 13 000 en 2013 à 90 000 en 2015. Comme d’autres acteurs de la protection de l’enfance, Apprentis d’Auteuil accueille à ce titre près de 1000 MNA dans ses établissements (chiffres de 2015), dont plus de 900 en Maison d’enfants à caractère social, le reste dans des dispositifs ad hoc.
Ils y trouvent un environnement stable et chaleureux pour apprendre le français, les bases de la citoyenneté française, et coconstruire leur parcours scolaire et/ou professionnel. Ils sont également accompagnés dans leurs démarches administratives et de santé.
Un accueil qui s’enracine dans la philosophie de la fondation dès les premiers temps en 1866, mais s’est plus particulièrement développé dans les années 1980, avec l’afflux de boat-people, et dans les années 2000. Confronté à des situations de plus en plus délicates, et dans un contexte économique tendu pour les conseils départementaux, Apprentis d’Auteuil pousse plus loin la réflexion.

Des mesures urgentes pour les jeunes migrants

Dans son manifeste, Prendre le parti des jeunes, paru aux éditions de l’Atelier, la fondation se préoccupe de l’avenir des MNA. Parmi les 20 mesures que formule Apprentis d’Auteuil pour la jeunesse, la fondation propose que l’Aide sociale à l’enfance prolonge systématiquement, jusqu’à la fin de leur année scolaire, la prise en charge des jeunes MNA atteignant 18 ans.
Afin de faciliter l’intégration des MNA devenus majeurs, la fondation préconise également la création d’un titre de séjour spécifique qui leur serait attribué lorsqu’ils sont en cours de formation professionnelle au moment de leur majorité.
Deux mesures essentielles pour protéger ces jeunes, dont les parcours remarquables, la ténacité et la soif d’insertion font l’admiration des équipes dans les établissements d’Apprentis d’Auteuil.

La journée du migrant et du réfugié
Instituée en 1914 par le pape Benoît XV, la journée du migrant et du réfugié est alors fixée librement par les diocèses. En 2004, le  pape Jean-Paul II souhaite lui redonner de l’importance et en fixe la célébration le deuxième dimanche après le 6 janvier. Il en fait un jour de prière, d’action et de sacrifice pour la cause des migrants et des réfugiés. « La première chose, nous rappelle Charles Gazeau, délégué épiscopal à la solidarité, c’est de convertir les cœurs, de changer de regard, de sensibiliser les personnes à cette réalité. »

La fondation Apprentis d’Auteuil agit depuis 150 ans pour former et éduquer la jeunesse en difficulté. Avec plus de 80 formations, nous aidons les jeunes en difficulté à s’insérer dans la société tout en accompagnant les familles dans leur rôle éducatif. Nous agissons au plus près des familles avec des structures d’accueil pour enfants ou adolescents en difficultés confiés par les parents ou l’aide sociale à l’enfance. Nous proposons des accompagnements avec ou sans internat. 5 000 collaborateurs aident chaque jour à la prise en charge des jeunes en difficultés et à lutter contre l’échec scolaire. Ils contribuent à leur construire un projet de vie avec un parcours personnalisé. Ce soutien aux jeunes en difficulté et aux enfants déscolarisés permet de découvrir le potentiel et le talent de chacun d’entre eux. Pour soutenir notre association d’aide à l’enfance – n’hésitez pas à faire un don à notre fondation. Apprentis d’auteuil – fondation protection de l’enfance.