Donnons la parole aux jeunes

Donnons la parole aux jeunes

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Dans cette tribune publiée le 7 juillet dans le Huffington Post, Nicolas Truelle, nouveau directeur général d'Apprentis d'Auteuil, réagit aux annonces du Comité interministériel de la jeunesse qui s'est tenu vendredi 3 juillet à Besançon.

Vendredi 3 juillet s'est tenu à Besançon le 3e Comité interministériel de la jeunesse. En tant que nouveau directeur général d'Apprentis d'Auteuil, fondation qui accueille 25.000 jeunes, je me réjouis que le gouvernement se soit notamment engagé à faciliter l'accès aux droits et aux démarches administratives, en particulier pour les jeunes qui n'ont pas de soutien familial.

Au-delà de ces mesures très concrètes, il faut surtout se réjouir du fait que les jeunes puissent prendre la parole et leur avenir en main. Qu'on arrête de parler à leur place pour les faire entrer dans le débat. Qu'on tende l'oreille, mais pas seulement. Qu'on tende surtout la main vers cette jeunesse que l'on dit "précaire", "sacrifiée" ou "désenchantée", qui ne se sent ni reconnue ni écoutée.

Nous nous félicitons que des jeunes d'Apprentis d'Auteuil aient participé aux 'Rencontres de la Jeunesse' dans les territoires pour préparer ce Comité Interministériel. Ils ont fait entendre leur voix, comme ils le font déjà à la fondation, où nous les impliquons autant que possible dans les décisions qui les concernent. Nous en constatons quotidiennement les effets positifs sur leur développement et leur bien-être.

Car c'est en écoutant les jeunes et en co-construisant les politiques publiques avec eux que nous pourrons leur donner les outils pour grandir et s'épanouir, se former et travailler, construire leur avenir et celui de notre pays. Il est donc urgent de revaloriser la place de cette jeunesse et de présenter les générations comme alliées dans la confiance, plutôt qu'ennemies dans la défiance.

Nous espérons que les graines de cette co-construction plantées avec ce Comité Interministériel germeront, et que la parole des jeunes -au-delà de la concertation- sera prise en compte.

C'est en utilisant cette méthode participative que le président de la République doit réellement donner priorité à la jeunesse, comme il l'a promis pendant sa campagne, et qu'une politique globale doit être mise en œuvre pour donner aux jeunes la place qu'ils méritent dans notre société.

Le chômage des jeunes, leur accès au logement et à la santé, et bien évidemment au droit commun sont des combats qu'il faut continuer de mener de front, et Apprentis d'Auteuil continuera d'y participer activement. Pour que cette nouvelle génération vive mieux et ne soit plus considérée comme un problème de société ou une promesse de campagne, mais bien comme la plus grande richesse qui soit.

Cette tribune a été initialement publiée sur le site du Huffington Post.

La fondation Apprentis d’Auteuil agit depuis 150 ans pour former et éduquer la jeunesse en difficulté. Avec plus de 80 formations, nous aidons les jeunes en difficulté à s’insérer dans la société tout en accompagnant les familles dans leur rôle éducatif. Nous agissons au plus près des familles avec des structures d’accueil pour enfants ou adolescents en difficultés confiés par les parents ou l’aide sociale à l’enfance. Nous proposons des accompagnements avec ou sans internat. 5 000 collaborateurs aident chaque jour à la prise en charge des jeunes en difficultés et à lutter contre l’échec scolaire. Ils contribuent à leur construire un projet de vie avec un parcours personnalisé. Ce soutien aux jeunes en difficulté et aux enfants déscolarisés permet de découvrir le potentiel et le talent de chacun d’entre eux. Pour soutenir notre association d’aide à l’enfance – n’hésitez pas à faire un don à notre fondation. Apprentis d’auteuil – fondation protection de l’enfance.